Interviews de
Slash
REVOLVER MAGAZINE
A propos de la sortie du 1er CD/DVD live de Slash
14/11/2011


Revolver :
Qu’est ce que le fait de jouer à Stoke, le lendemain de ton anniversaire  représente pour toi ?
Slash : C’était quelque chose de cool. J’attendais ce show depuis bien longtemps, probablement depuis que les Guns donnèrent leur première tournée au Royaume Uni, aux alentours de 1988. En effet, il s’agit d’un lieu minuscule, ce n’était jamais l’endroit où donner un concert selon nos promoteurs et autres agents. C’est pourquoi, lorsque mon projet solo s’est mis en place, j’ai bien fais en sorte qu’une date y soit planifiée. De plus, cela semblait l’endroit propice à l’enregistrement d’un DVD. Cette date était l’une des dernières de la tournée, c’était donc inévitable. Ce concert fût une superbe aventure, sans aucun problèmes, tu sais le genre erreur en live ect… un bon petit concert en soit.

Revolver : Justement, tu y as vécu jusqu’à tes 6 ans. En as-tu encore certains souvenirs ?
Slash : Yeah, puisque j’ai déménagé à LA en 71. J’allais à l’école là bas, j’en garde d’assez bons souvenirs. C’était une de ces villes, très chaleureuse où il y fait bon vivre, un  petit village très soudé. Très typé british : temps de merde, bien vert, charmant, où chacun se connaît, enfin assez traditionnel dans l’ensemble.
Déménagé à LA, fût un p***** de choc ! [rire] C’est pourquoi j’aurais toujours un faible pour Stoke, et l’Angleterre. Aujourd’hui ca me parait  évident d’y avoir déménagé, je ne pense pas que j’aurais pu arriver où j’en suis autrement. Je ne suis pas sur que j’aurais étais capable de prendre les même décisions. Quoique, qui sait ? Lemmy et Robbie Williams y sont originaires.

Revolver : Est ce que les membres de ta famille ont assisté au show ?
Slash : Oui, mon oncle,  quelques cousins, tantes et amis de la famille. C’est claire, il y eut un vrai after-show, on s’est bien éclaté. Le concert s’est déroulé à Stoke, qui est le nom de la ville, mais là d’où je viens réellement, c’est Blurton, qui est une sorte de petit village à l’intérieur de Stoke. Je voulais m’y rendre et voir mon vieux. Mais premièrement on avait passé tellement de temps avec notre petite beuverie qu’il était trop tard, le bus ne passait plus, et deuxièmement tout le monde était ivre [rire]. On aurait du alors faire de la marche pour s’y rendre, donc on a décroché. La prochaine étape était Liverpool

Revolver : Pour ta famille, c’est Slash, ou t’appellent t-ils toujours Saul ?
Slash : Sans aucun doute, Slash. Cela serait assez difficile à expliquer. Je pense que la personne que ma famille connaît en tant que Saul, c’est ce petit garçon, depuis personne ne m’a vu avant que je devienne Slash. Ils aiment m’appeler ainsi [rire]. Dans un certain sens je serais toujours Saul pour ma famille, mais ils m’appellent Slash parce ce que c’est plus drôle, plus emballant, je pense. Ce sont tous des personnes très attentionnées, très drôles et très affectueuses.

Revolver : Que représente “Back from Cali” pour toi ?
Slash : Je vais être honnéte, je ne passe pas beaucoup de temps à réfléchir sur les lyrics, mais quand Myles a composé les paroles, du fait qu’il est de Spokane, et de par sa personnalité, je l’imagine très bien consumé par ce lieu de débauche, suppliant n’importe qui pour le tirer d’ici. [Rire] C’est entièrement ca. J’y suis depuis assez longtemps pour être habitué aux extrémités de la ville, particulièrement dans le monde de la musique et de l’éclate, qui peut t’attraper et te vider totalement. Mais Myles n’est pas de ce monde. Il est réservé, un peu du genre renfermé. Pas en tant que chanteur. C’est un type génial, un peu innocent/naïf d’un certain point de vue, c’est pourquoi je me représente très bien cette situation, du genre “Oh, God, help me”.

Revolver : C’est une étape par laquelle tu es déjà passé par le passé ?
Slash : Non, c’est ca le truc. LA reste toujours quelque chose d’ancré dans ma vie, mais je ne suis plus dans le milieu de la drogue et d’ivresse dont j’ai été un habitué. Dans d’autre termes, j’ai été l’alcoolo au plus haut degré possible, aujourd’hui je ne le suis plus. Mais toute la merde autours de moi, n’a pas vraiment changé.


Revolver : Etait ce une chanson difficile à composer ?
Slash : Et bien, j'avais déjà écrit et enregistré l'intégralité de l'album avec tout ses différents artistes, il me restait néanmoins deux chansons qui à mes yeux, avaient quelque chose de cool et possédaient un sacré potentiel. C'est ici que tout démarre avec Myles. Je n'arrivais pas à trouver le bon interprète pour les chanter. Le nom de Myles revenait régulièrement depuis des années, mais je ne l'avais jamais rencontre, je ne savais même pas à quoi il pouvait bien ressembler. Puis quelque chose est arrivé, lorsqu'il fût contacter par Led Zeppelin, c'est tombé sous le sens, ce type devait être sacrément bon. [Rire]
Je me suis dit, "Et bien pourquoi pas ce Myles Kennedy". Je l'ai donc appelé, lui ai expliqué ce que j'étais en train de réaliser et lui ai envoyé "Starlight"
Environ une semaine plus tard, je reçois la démo en retour avec la voix posée dessus. J'en étais scié. J'ai pris un vol pour LA, et on a mis la chanson en boite. Lorsqu'il est repartit à Spokane, j'ai commencé le mixage de l'album. Arrivé au mastering, j'ai repensé à cet autre riff qui collerait probablement avec Myles. Je lui envoyé, et lui me la réexpédiât sous le nom de "Back From Cali". Ce fût lorsqu'il acheva les dernières prises vocales, que je me suis mis à réfléchir. "Je suis à la recherche de chanteurs pour tourner ? Il est probablement le seul capable de chanter toute la diversité du répertoire GNR, Snakepit, Solo ou encore Velvet Revolver". J'étais convaincu qu'il était l'unique personne capable d'assurer ce post alors que je venais seulement de le rencontrer. J'avais un bon pressentiment à son égard.
Je lui ai alors proposé s’il voulait bien tourner et ce fût ok. C'est là d'où provient et d’où a émergé "Back From Cali".

Revolver : Que représentait pour toi cette tournée ?
Slash : c’est en quelque sorte une libération. Depuis le première jour où j’ai débuté l’album,  c’était une sacré liberté, comparé à ce que j’étais habitué dans le certain étouffement que représente  un groupe, la « démocratie » tu vois… C’était donc plutôt cool. En effet, dans un groupe, le groupe en lui-même impose un certain nombre de choses, du moins dans ceux auxquels j’ai participé. Chacun a une opinion et veut être entendu. C’est pourquoi c’est agréable de sortir de ce système rien qu’une minute et de pouvoir faire absolument ce que j’ai envie de faire, tu vois  le truc.

Revolver : Tu écris depuis bientôt 30 ans. Rocket Queen, en 1983. Ne te lasses tu jamais de la jouer ?
Slash : Elle a été composée du temps de Road Crew, ce qui remonte bien avant la formation des Guns. La pluparts des chansons des Guns que nous jouons, je n’y avais pas touché depuis des lustres, c’est pourquoi je ne m’en lasse pas. Je ne me rappel pas avoir été lassé de jouer du GnR, en particulier les chansons d’Appetite. J’ai horreur d’enregistrer quelque chose que je n’apprécie pas, car je redoute de devoir les jouer plus tard [Rire].

Traduit de l'anglais par
bi.blu76
Source:
Revolver Magazine

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