Interviews de
Slash
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Slash

Guitarist 232s Avril – Mai 2010

 

Devine qui vient jouer ce soir ?

 

Cet album solo de Slash, on l’attend finalement depuis plus longtemps que le « Chinese Demoncracy » de son ancien groupe. On savait qu’il n’avait aps toujours pu laisser libre cours à ses envies musicales aux côtés d’Axl Rose et on attendait le jour où ce serait lui patron. Entre temps, lui a préféré les expériences de groupes, avec Snakepit, puis Velvet Revolver, ou encore ces multiples apparitions à droite et à gauche. Mais là encore ce n’était pas forcément lui qui dirigeait la manœuvre. A croire ce « Slash » n’a pas vraiment changé ses habitudes , tant et si bien qu’on en vient presque à penser qu’il n’était qu’un des invités de son propre album, s’effaçant humblement derrière Ozzy, Lemmy, Iggy, Fergie, Astbury ou Kennedy… de passage à Paris, l’intéressé s’en est défendu mollement.

 

Cela te fait quoi d’être élu second meilleur guitariste électrique de l’histoire juste après Hendrix (par le magazine Times) ?

Plusieurs personnes m’ont parlé de ça… Je n’étais pas au courant. Pour moi, c’est totalement irréel. Mais ce qui me fait surtout plaisir, c’est que c’est le résultat d’un vote du public. C’est très flatteur, mais cela me gêne quand même un peu. Je n’ai pas l’impression de mériter cet honneur.

 

Cet album estampillé « Slash » était très attendu, on l’espérait même à l’époque de Guns N’ Roses, mais au final, il ne s’agit pas tout à fait d’un album solo. Il correspond à ta personnalité, tu n’es pas un cowboy solitaire, mais plutôt quelqu’un qui aime bien être entouré…

Oui, il n’était pas question une seule seconde que je me lance dans un album solo de guitariste avec des solos partout et pas grand-chose d’autre. J’ai même pensé me mettre au chant pendant un moment. J’aime les chansons, je serais incapable de remplir un album avec seulement de la guitare.

 

Il y a tout de même, enfin serait on tenté d’ajouter, un instrumental (« Watch This, avec Dave Grohl et Duff McKagan)…

Oui, mais un seul ! Même en rajoutant les sept titres qui ne figurent pas sur la version normale de l’album.

 

Parle-nous de l’organisation que ça a dû représenter, à moins que tout se soit fait par mails…

Non, je tenais à ce que tous les invités viennent en studio avec moi. Au départ, à la fin de la dernière tournée Velvet Revolver, j’étais vraiment décidé à me lancer en solo. Ce coup-là, j’en avais ma claque des groupes ! Je ne voulais plus avoir à me justifier en permanence vis-à-vis des autres membres. Je me suis donc isolé pour composer seul. Mais, au fur et à mesure, c’était plus fort que moi. Sur telle composition, j’entendais la voix d’Ozzy, sur telle autre c’était Iggy Pop ou Chris Cornell. Il n’y avait rien de prémédité. J’ai ensuite enregistré des maquettes où je jouais aussi de la basse et où j’avais programmé des parties de batterie. Puis j’ai envoyé des copies aux différents chanteurs et musiciens pour voir si ça pouvait les intéresser. Tous ont été très enthousiastes et ils ont rajouté des textes eux-mêmes avant de me rejoindre en studio. Tout l’album a été enregistré en analogique à l’ancienne. Il n’était pas question de s’échanger des fichiers par mail. Pour moi, toute l’idée du rock n’ roll est là. On est censé se voir se sentir, réagir à ce que chacun fait… C’est ça que je voulais pour mon album.

 

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